Le forum national des acteurs publics (FONAP) est une initiative de deux structures événementielles, assermentées de droit guinéen. Il s’agit bien naturellement de COPE-GUINÉE ET DE TARGET. Qui sont à leur 9ème édition de la promotion des personnalités qui font bouger la Guinée. Pour cette année 2025, l’accent était placé sous le terme « valoriser l’engagement, la compétence et le patriotisme de celle et ceux qui oeuvrent chaque jour pour une Guinée plus forte »
En cette date du 17 octobre 2025, c’est l’hôtel NOOM sis dans la presqu’île de Kaloum qui a accueilli cette cérémonie solennelle à dimension nationale. Qui a d’ailleurs connu une forte présence des personnalités des secteurs publics et privés qui ont significativement apporté à l’économie nationale.
Autour de grands panels, durant toute une journée, l’ambiance était de taille par la qualité des échanges des différents intervenants. Des sujets d’ordres économiques, politiques, éducatifs, culturels, sanitaires, sociaux, sécuritaires,etc… ont été débattus avec aisance. Avec un accent particulier mis sur l’importance des techniques de l’entrepreneuriat; une thématique qui a beaucoup attiré l’attention des participants. Après une journée réussie de partages d’expériences, place au grand rendez-vous du dîner gala, dénommé le « GALA DES 100 PERSONNALITÉS QUI FONT BOUGER LA GUINÉE EN 2025 ». Une soirée exceptionnelle, occasionnant de grandes sollicitations pour la pérennisation de l’événement. La cérémonie fut couronnée par la remise des satisfécits comme signe de reconnaissance et d’encouragement aux différents acteurs…
Les différents thèmes abordés lors des quatre groupes de panels étaient :
1 – La synergie des institutions : justice ; transparence et redevabilités,
2 – La modernisation ; bonne gouvernance et digitalisation des entreprises publiques. Un levier pour l’efficacité et la transparence,
3 – l’impact du secteur privé dans la transformation économique,
4 – La sociétale de la Guinée sous le CNRD et l’impact du secteur privé sous la gouvernance…
Panel 1: la synergie des institutions : justice ; transparence et redevabilités.
Au cours des échanges de ce premier thème, les différents panélistes ont fait des mentions spéciales sur la transparence, la communication et la confiance entre les gouvernants et les gouvernés dans le respect des textes. Ils ont également fait cas sur la redevabilité des affaires publiques. Recommandant à remédier la lourdeur administrative au niveau du traitement des dossiers judiciaires. Ce qui pourra permettre de maintenir la confiance entre la justice et les justiciables. Qu’à ce niveau, des défis restent à relever, ce qui nécessite d’ailleurs la franche collaboration entre les citoyens et les acteurs administratifs. Ils ont donc recommandé que les citoyens soient éclairés autour des procédures judiciaires pour une bonne redevabilité.
Panel 2: modernisation ; bonne gouvernance et digitalisation des entreprises publiques. Un levier pour l’efficacité et la transparence.
Sur cette thématique, plusieurs angles ont fait l’objet de très longues discussions entre les panélistes et le grand public. En ce qui concerne surtout la bonne gouvernance dans toute sa globalité.
Le Directeur Général de FGHG, M. Ibrahima Djigué Barry, représentant du ministère de l’Habitat, a articulé ses interventions sur l’accès aux logements sociaux et tous les contours qui y sont. Il a souligné que la priorité à l’accès aux logements sociaux depuis l’avènement au pouvoir du CNRD, le ministère de l’Habitat a mis en place des actions pour faciliter l’accès aux logements sociaux. Cela montre une volonté politique de répondre aux besoins en matière de logement pour les populations à revenus modestes.
Pour les réformes à l’aménagement du territoire et la sécurisation des titres fonciers. A ce niveau, il a soutenu que, le ministère a mis en place des réformes importantes pour améliorer l’aménagement du territoire et de sécuriser les titres fonciers. Cela vise à créer un cadre propice pour le développement urbain et à réduire les conflits liés à la propriété foncière.
Quant à l’objectif de la digitalisation du titre foncier, il a rappelé que des mesures clés sont prises pour améliorer la gestion foncière et réduire les conflits liés à la propriété. Cela permettra de sécuriser les droits de propriété et de faciliter les transactions immobilières. Soulignant que, la digitalisation des titres fonciers peut aider à limiter les conflits de terrain en réduisant les risques de fraude et d’usurpation de propriété. Cela peut également améliorer la transparence et l’efficacité dans la gestion foncière.
Des projets en cours:
– Construction de logements: plusieurs projets de construction de logements sont en cours, notamment à Sonfonia et Forécariah. Cela montre une dynamique de construction de logements sociaux pour répondre aux besoins des populations.
– Rénovation des cités: le ministère a également entrepris la rénovation des cités construites depuis le premier régime, ce qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants.
Défis et recommandations:
* Faire un toit pour chaque Guinéen: le représentant du ministère a souligné l’objectif de faire en sorte que chaque guinéen ait un toit, ce qui constitue un défi majeur pour les autorités.
*Respect des textes de lois: il a recommandé à tous les citoyens de respecter les textes de lois, notamment en ce qui concerne les nouveaux terrains. Cela vise à prévenir les conflits de terrain et à assurer une gestion foncière ordonnée.
Il a également présenté les actions menées pour améliorer l’accès au logement social en Guinée, notamment à travers la digitalisation des titres fonciers et la construction de logements. Il a également souligné l’importance du respect des textes de lois pour prévenir les conflits de terrain…
Pour Mme Virginie Touré, spécialiste sur les questions sociales et de l’autonomisation des femmes en Guinée, a donné des explications plus approfondies lors de son intervention.
Sur les actions réalisées autour de l’autonomisation des femmes, elle souligne un financement de 15 milliards de francs guinéens depuis l’avènement du général Mamadi Doumbouya au pouvoir. Rappelant que les 15 milliards de francs guinéens ont été alloués à 300 groupements féminins pour soutenir leurs activités. Cela montre un engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes. Elle a également mentionné l’établissement d’un pont entre les partenaires techniques et financiers, ce qui suggère qu’il y a un effort pour faciliter l’accès aux ressources et aux financements pour les femmes. En termes de formation et d’accès aux financements. Plus de 2500 femmes ont bénéficié d’une formation et d’un accompagnement pour accéder à des opportunités économiques.
Elle a aussi mentionné les défis à relever, à savoir :
– Le manque d’informations faciles au financement: à ce niveau, elle a souligné que l’un des défis est le manque d’informations facilement accessibles sur les opportunités de financement pour les femmes.
– La formation et renforcement de capacités : qu’il est nécessaire de poursuivre les efforts de formation et de renforcement de capacités pour les femmes, afin qu’elles puissent mieux gérer leurs activités économiques.
– L’instauration d’agences à l’intérieur du pays: là aussi, Mme Touré a proposé l’instauration d’agences à l’intérieur du pays pour accompagner les femmes rurales, ce qui faciliterait leur accès aux services et aux ressources.
Au niveau des difficultés rencontrées: elle a mentionné que l’une des difficultés rencontrées est le non-paiement des prêts pris par les femmes, ce qui peut mettre en péril la viabilité des programmes de financement. Elle a résumé sur les efforts menés pour l’autonomisation des femmes en Guinée, notamment à travers le financement de groupements féminins et la formation. Cependant, elle a aussi identifié des défis à relever, tels que le manque d’informations sur les opportunités de financement et les difficultés de remboursement des prêts…
3eme Panel : l’impact du secteur privé dans la transformation économique et sociétale de la Guinée sous le CNRD.
Lors des discussions sur l’impact du secteur privé dans la transformation économique et sociétale de la Guinée sous le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD), M. Fernando Bernard, qui a représenté le groupe EVEREST. Dans son allocution a clarifié deux points principaux :
Pour lui, il faut favoriser le partenariat entre le secteur privé et le secteur public. Il plaide en faveur d’une collaboration accrue entre les entreprises privées et les entités publiques. Cela pourrait viser à améliorer l’efficacité des services publics, à stimuler l’innovation ou à partager les risques et les ressources entre les deux secteurs.
Il a aussi dénoncé des pratiques douteuses autour des contrats publics. M. Bernard dénonce les “masses de manœuvres” autour des contrats de marchés publics. Il a critiqué les pratiques potentiellement frauduleuses, la corruption ou les manipulations qui entourent l’attribution des contrats publics. Il pourrait plaider pour plus de transparence et d’intégrité dans ces processus…
Ce qui semblerait pour lui, un appelle à une collaboration plus étroite entre les secteurs privé et public tout en soulignant la nécessité d’une plus grande transparence et d’une lutte contre la corruption dans les contrats publics…
Pour M. Amadou Kourouma, le PDG du groupe AMAFO a rappelé l’historique du secteur privé en Guinée avant le CNRD au pouvoir. Il a mentionné que le secteur privé avant le CNRD en Guinée n’était pas organisé. Cela suggère que le secteur privé souffrait de manque de structure, de réglementation claire ou de soutien adéquat de la part de l’État, ce qui pouvait entraver son développement et sa contribution à l’économie nationale.
Il a martelé l’importance de l’engagement politique de l’État pour garantir et soutenir le secteur privé. Cela implique que l’État a un rôle crucial à jouer pour créer un environnement favorable aux entreprises privées, notamment à travers des politiques appropriées, des réglementations claires et des incitations.
Prenant pour référence les États-Unis et à la Chine. Il suggère que ces pays ont réussi à développer leur secteur privé grâce à un engagement fort de l’État. Aux États-Unis, l’innovation et l’entrepreneuriat sont souvent cités comme des moteurs de la croissance économique, tandis qu’en Chine, l’État a joué un rôle clé dans la planification et la mise en œuvre de politiques qui ont propulsé le pays vers une croissance économique rapide. Il a donc plaidé pour que la Guinée adopte une approche similaire pour soutenir son propre secteur privé.
L’entrepreneur met en avant l’importance de l’engagement de l’État pour soutenir le secteur privé en Guinée, en se référant à l’exemple de pays qui ont réussi à développer leur économie grâce à une collaboration étroite entre l’État et les entreprises privées. Il semble plaider pour une politique volontariste de l’État pour organiser et soutenir le secteur privé guinéen…
Contrairement aux deux autres panélistes, M. Mory Dioubaté, recteur de l’Université Nelson Mandela, s’est adressé à la nouvelle génération en leur lançant un message d’encouragement, à se projeter à la formation, l’entrepreneuriat et l’autonomisation…
Il invite la nouvelle génération à se former. L’éducateur accorde une grande importance à l’éducation et à l’acquisition de compétences. La formation est présentée comme un moyen de préparer les jeunes à affronter les défis futurs et à réussir dans leur vie personnelle et professionnelle.
En outre, il les encourage à “oser entreprendre. Il souhaite voir les jeunes prendre des initiatives et créer leurs propres opportunités, plutôt que de simplement chercher des emplois existants. L’entrepreneuriat est souvent associé à l’innovation, à la créativité et à la prise de risques calculés.
4ème Panel : l’impact du secteur privé sous la gouvernance.
Le secteur privé et la gouvernance sont étroitement liés. Un secteur privé dynamique et prospère peut contribuer à la croissance économique et au développement d’un pays, tandis qu’une bonne gouvernance peut créer un environnement favorable aux entreprises privées et promouvoir le développement durable. C’est dans cet ordre idée que chaque intervenant a touché du bout du doigt les vrais problèmes de son secteur. C’est le cas de monsieur Jah Arun Kumar qui a mis en avant deux éléments clés pour le développement d’un pays.
1. Respect des lois: il affirme que développer un pays doit forcément passer par le respect des lois. Cela implique que la stabilité, la sécurité et la croissance économique d’un pays reposent sur un cadre juridique solide et respecté. Le respect des lois est considéré comme essentiel pour garantir la confiance des investisseurs, protéger les droits des citoyens et assurer une gouvernance efficace.
2. Donner la chance aux compétents: En plus du respect des lois, il souligne l’importance de donner la chance aux personnes compétentes. Cela suggère qu’il est crucial de sélectionner les individus en fonction de leurs qualifications, de leurs compétences et de leur mérite, plutôt que sur des critères arbitraires comme les relations personnelles ou les considérations politiques. Cette approche pourrait contribuer à une gestion plus efficace des ressources et à une meilleure prise de décision au sein des institutions publiques.
Le Directeur Général ATC met en avant deux principes fondamentaux pour le développement d’un pays : le respect des lois et la promotion du mérite. Selon lui, ces éléments sont essentiels pour créer un environnement propice à la croissance économique et au progrès social…
Poursuivant les débats sur ce dernier panel, Ahmed Sékou Camara, Activiste et homme politique, s’est aussi appuyé sur l’importance de former les jeunes à l’entrepreneuriat et aux techniques de recherche d’emploi pour favoriser leur autonomisation.
Pour ce récipiendaire, il estime que former les jeunes à l’entrepreneuriat et aux techniques de recherche d’emploi est essentiel pour leur autonomisation. Cela leur permet de développer des compétences pratiques et de devenir indépendants, plutôt que de dépendre uniquement des opportunités d’emploi traditionnelles.
Il souligne également le développement de compétences. En enseignant aux jeunes les compétences entrepreneuriales et les techniques de recherche d’emploi, on leur donne les outils nécessaires pour créer leurs propres opportunités et réussir dans leur vie professionnelle.
Malgré sa casquette politique, il a lancé un appel à la conscientisation des jeunes face à la politique. Il estime que la politique ne se limite pas à la recherche de voix électorales. Qu’il est important de conscientiser la nouvelle génération sur les enjeux politiques et sociaux qui affectent leur vie et leur avenir.
L’ engagement citoyen: pour lui, en éduquant les jeunes sur la politique, on les encourage à devenir des citoyens actifs et engagés, capables de participer aux processus décisionnels et de contribuer à la construction de leur communauté.
A ce niveau il fait des recommandations pour améliorer les conditions de vie.
1. S’adapter aux réalités de la vie: il recommande aux jeunes de s’adapter aux réalités de la vie et de développer une approche proactive pour faire face aux défis. Cela implique d’être flexible, de prendre des initiatives et de chercher des opportunités.
2. Améliorer les conditions de vie: En développant des compétences et en étant conscients des enjeux politiques et sociaux, les jeunes peuvent contribuer à améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté.
L’activiste met en avant l’importance de former les jeunes à l’entrepreneuriat et à la recherche d’emploi pour favoriser leur autonomisation, ainsi que de les conscientiser sur les enjeux politiques et sociaux pour encourager leur engagement citoyen. Ses recommandations visent à aider les jeunes à développer les compétences et l’état d’esprit nécessaires pour réussir dans la vie et contribuer à l’amélioration de leur communauté.
Quant à Florent Quiquandon, manager Keyce Académy. Dans sa communication, s’est accentué sur la formation des jeunes Guinéens à travers le Salon des Étudiants Entrepreneurs. Qui a pour objectif de former les jeunes guinéens, en particulier les étudiants, à l’entrepreneuriat et à la création d’entreprise. Cela vise à leur donner les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans leur vie professionnelle. Indiquant que, le Salon des Étudiants Entrepreneurs est un événement qui permet aux jeunes de bénéficier de formations et de partager leurs expériences avec d’autres entrepreneurs et experts dans le domaine.
Florent Keyce a lancé une initiative pour former les jeunes guinéens à l’entrepreneuriat à travers le Salon des Étudiants Entrepreneurs. Cette action vise à donner aux jeunes les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans leur vie professionnelle et contribuer au développement de leur pays…
Le terme de ce dernier panel, résume en avant l’importance de l’éducation, de la formation et de l’engagement citoyen pour le développement de la Guinée. Les panélistes soulignent la nécessité de donner aux jeunes les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans leur vie professionnelle et contribuer au développement de leur pays…
En définitive, ce rapport d’activité relate les discussions et les recommandations issues du Forum National des Acteurs Publics (FONAP) 2025, qui avait pour objectif de célébrer les 100 personnalités qui font bouger la Guinée en 2025.
Les participants ont discuté des défis et des opportunités pour améliorer la gouvernance, la transparence et la redevabilité en Guinée. Ils ont également mis en avant l’importance de la digitalisation, de l’entrepreneuriat et de la formation pour le développement économique et social du pays.
Les recommandations issues du forum incluent :
– La nécessité de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques
– La digitalisation des services publics et des titres fonciers
– L’appui à l’entrepreneuriat et à la formation des jeunes
– La promotion de l’accès au financement pour les femmes et les jeunes
– La nécessité de respecter les lois et les règlements pour assurer un développement durable…
RRAPPORTEUR : François Lelano
Tel: 621 498 176
E-mail: francolelano86@gmail.com




