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Pourquoi le 1er Mai ne doit pas signifier grand-chose en Afrique ? (Par Paul Yawa Kamano)

2 mai 2025
in Politique
Pourquoi le 1er Mai ne doit pas signifier grand-chose en Afrique ? (Par Paul Yawa Kamano)

Le lendemain de cette fête tintamarre adoubée de discours rocambolesques, ronflants, gonflants aux relents démagogiques, de positionnement de carrières ou de maintien. L’accroissement endémique du chômage, le manque criard d’initiatives et d’opportunités, créatrices d’emplois pour les jeunes, des millions et des millions d’africains sont plongés dans un chômage cancérigène et pathologique. Loin de s’interroger et d’envisager les nouvelles stratégies, créatrices d’emplois pour contenir cette bombe à retardement qu’est la jeunesse africaine ?  L’élite politico-économico-sociale africaine dans sa grande ampleur continuent de fêter la fête dite ” de Travail” sous le modèle occidental et précisément hexagonal avec des discours tendancieux, creux et déphasage avec la réalité de terrain. On croirait qu’on décrivait un autre continent. En Afrique plus qu’ailleurs, il faudra imaginer les nouveaux modes d’activité rémunérés qui substitueront aux notions classiques de travail et d’emploi, tout en assurant un filet social minimum qui permettra à chacun de vivre dans la dignité. Ce ne sera pas aisée, j’en conviens mais il faut construire ce nouveau modèle puisque convenons-en chaque année, 12 millions de jeunes africains entrent sur le marché du travail, et seulement 3 millions d’entre eux intègrent le secteur formel. C’est donc, en pensant à eux que nous devrons sur le continent, renommée la ” fête du travail ” pour la ‘’ fête de l’activité rémunérée “.

 

Hier 1er Mai, nous avons tout vu sur le continent. Les JT des principales télévisions africaines ont été prises d’assaut par les mouvements syndicaux et courants alliés sous la guidance de l’élite politico-économico-socio-administrative. Les discours ronflants se succédaient sans se ressembler, les propos paradisiaques se tenaient pour décrire la réalité de l’enfer continental. Mais nous sommes en Afrique, qui le mensonge gène ? Personne ! Ni la population, ni les décideurs, ni les institutions, ni les diplomates occidentaux sur le continent, ni les représentants des institutions internationales sur le continent. Je ne dis personne. Le mensonge ne gêne personne. Pour moi, l’enjeu n’est pas d’aller à contre courant de ces discours ronronnant comme des moteurs diesel ou de ne pas mettre le pseudo-projecteur sur ces carriéristes africains, mais désormais d’imaginer les nouveaux modes d’activité rémunérée, incluant l’entreprenariat et non de conserver les schémas classiques d’emploi et de position. 

 

On a l’impression que sur le continent, loin de célébrer les travailleurs, le 1er Mai est devenu une sorte d’opportunités des acteurs soucieux de carrières de se positionner en plus haut ou de maintenir leurs positions. Au-delà du folklore habituel, il n’est pas inintéressant de s’intéresser aux racines de la célébration du 1er Mai pour comprendre à quel point elle est en décalage avec les dynamiques à l’œuvre sur le continent. 

 

Après quelques célébrations préfigurateurs à la fin du XVIII ème siècle en France, c’est aux États-Unis que voit le jour pour la première fois le Labor Day en 1884, initié par les syndicats américains qui donnent alors deux ans pour imposer la journée de huit heures comme standard national. C’est donc, dans un monde fortement empreint de la 1ère révolution industrielle, où la cause ouvrière est centrale, que la fête du travail s’impose. Outre les syndicats, elle est portée par le courant anarchiste et elle s’étend peu à peu vers l’Europe à la fin du XXème siècle, où elle est depuis célébrée quasiment sans interruption jusqu’à devenir dans de nombreuses nations une journée fériée. 

 

L’AFRIQUE N’A PAS CONNU DE 1ère révolution industrielle. Explicitement l’Afrique n’a pas connu la genèse de la fête du travail. 

 

L’Afrique dans son immense majorité n’a donc pas connu la genèse de la fête du travail, ni les courants idéologiques qui l’ont inspirée.  Il faudra attendre la seconde moitié du XXème siècle et les embryons d’industrialisation du continent pour voir s’organiser un mouvement syndical qui portera cette célébration et la poursuivra après le processus de décolonisation. À l’époque, les syndicats sont presque toujours la colonne vertébrale des mouvements de libération, la force visible capable de mobiliser les masses et d’appeler à la grève générale, l’arme la plus efficace pour lutter contre le colonisateur. 

 

C’est donc naturellement que l’on assiste à l’institutionnalisation de la fête du travail dans tous les pays décolonisés, du fait de la prééminence des mouvements syndicaux dans la vie politique. En soi, cela a constitué une avancée sociétaire importante. Jusque là, le travailleur africain n’avait pas de moment de cristallisation pour porter ses revendications. Dans un combat qui passe d’un système à un autre, et durant les 30 années de guerre froide qui suivirent, cette célébration de la fête du travail fut souvent un moment important. 

 

LA FÊTE DU TRAVAIL EN AFRIQUE : est-ce pour célébrer les talents africains, les vrais tirailleurs ou une aubaine pour positionner ou maintenir les démagogues au sommet ?

 

Mais à l’heure où le monde affronte la quatrième révolution industrielle et son potentiel immense de destruction des emplois traditionnels et de création d’emplois nouveaux, l’Afrique est plus que jamais exposée au risque d’être asynchrone avec le marché du monde.

Le continent est encore beaucoup trop focalisé sur les notions d’emplois et de  « position » à l’heure où l’humanité se tourne vers l’activité et l’entreprenariat. En clair nous sommes beaucoup trop attachés à la vision qui voudrait que l’accès à l’emploi signifie automatiquement la stabilité et la pérennité et nous n’avons pas encore intégré le fait qu’un nouvel entrant sur le marché du travail en 2017 changea au moins….7 fois au cours de son existence. 

 

C’est là un enjeu essentiel pour le continent car les méthodes traditionnellement employées par les États africains pour stimuler l’emploi, tel le recours à la commande publique pour les infrastructures ou la création de postes de fonctionnaires ont montré leurs limites. Si elles ont pu jusqu’à aujourd’hui contenir la « cocotte-minute » sociale, elles ne le pourront plus du fond de la pression combinée de la démographie et de la globalisation.

 

Les États africains qui seront en mesure de répondre efficacement aux nouveaux défis du travail sont ceux qui sauront effectuer une réforme profonde de leur cadre de gouvernance afin de stimuler le secteur privé et lui insuffler la confiance pour investir et entreprendre. Pour cela, il faudra affronter un obstacle de taille qui nécessite une volonté politique forte et des systèmes de protection sociale. 

 

 REMETTRE À PLAT LES CODES DE TRAVAIL ET LES SYSTÈMES DE PROTECTION. 

 

Dans ce monde en mutation profonde, il devient en effet tout à fait clair que les codes de travail, hérités de l’ère de la « fête de travail » ne pourront plus perdurer dans leur forme actuelle. De même, les systèmes de protection sociale basés uniquement sur les cotisations de travail sont également fragilisés, et menacent les équilibres macro-économiques à très court terme.

L’Afrique a besoin de réfléchir sur les outils du travail rémunérée pour contenir sa jeunesse en mettant en donnant du poids au secteur privé. 

 

Par PAUL YAWA KAMANO 

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